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Le mur de la Victoire

Vestige visible

Emplacement du « mur de la Victoire » – aquarelle D. Lepoittevin (droits réservés)

Au cœur de l’agglomération, un alignement de 36 mètres constitué de blocs monumentaux, sans fondation, forme un ensemble connu sous l’appellation de « mur de la Victoire ».

Le Père Dunod est le premier à mentionner ces vestiges, en 1695, en les assimilant aux ruines de la citadelle d’Alauna.

En l’état actuel des recherches, l’interprétation d’une enceinte de type castrum, servant à la délimitation de l’aire urbaine, particulièrement tenace dans la communauté scientifique, est largement remise en cause par l’organisation urbaine, les informations chronologiques et la relecture des interventions anciennes. Le réexamen des observations de Delalande et De Gerville (1845) et des sondages conduits par Pilet-Lemière et Decaens (1982) montre clairement que l’absence de liaison entre les tronçons de maçonneries alignés et l’absence de fondation ne rendent pas crédible cette hypothèse. Lors des fouilles de 1845 conduites par Charles de Gerville et Arsène Delalande, l’instabilité des pans de maçonnerie non fondés avaient été plusieurs fois signalée et des murets de renfort avaient été construits pour éviter leur effondrement sur les ouvriers.

Depuis l’identification du grand sanctuaire et du forum de la cité dans la parcelle septentrionale, il semble très probable que ces blocs proviennent du démembrement de ces ensembles publics.

Détail de l’agencement des pans de maçonneries de la « Victoire » lors des sondages de 1982